Le mot est trompeur, et c’est ce qui le rend intéressant. On n’enlève rien : une image pixelisée n’a pas de pixels en trop, elle en a trop peu, et chacun couvre une zone où il se passait plus de choses. Agrandir, c’est fabriquer les pixels manquants. La seule question est de savoir avec quoi on les remplit.
Un agrandissement classique les remplit par moyenne, d’où le flou. Un réseau de neurones les remplit par ressemblance : il a vu beaucoup de contours, de cheveux, de textes, et il propose la version la plus vraisemblable. C’est pour cela qu’un logo ou une capture d’écran nette ressortent très bien, et qu’un visage flou ressort plausible sans être exact. Dépixeliser ne rend pas une information perdue : ça en propose une crédible.